KB Crawl Newsletter 10 – Mars 2018

15 Mar, 2018

EDITO

Silicon Valets
A l’heure où le big data et l’IA explosent et que le web se cherche une éthique, qu’en est-il du lien entre l’humain et la machine ? Entre faiseurs de machines et utilisateurs ?

Des simples chatbots aux voitures et avions autonomes, en passant par les montres et les réfrigérateurs « intelligents », l’intelligence artificielle et les objets connectés ont pris une place croissante dans nos vies. Or à peine conceptualisé, cet Internet of things évolue déjà vers un Internet of everything, où non seulement les objets, mais les structures, leur organisation et leur fonctionnement, deviennent « intelligents » : gestion de l’habitat et des déchets, contrôle de consommations énergétiques, des accès routiers, des transports… La smart city n’est déjà plus un concept mais une réalité. Des outils tels que les solutions de veille KB Crawl tirent pleinement profit de ces avancées technologiques pour apporter une réelle valeur à l’utilisateur.

Cette gestion intelligente rationalise, sécurise, permet des gains de productivité et des réductions de coût. Mais elle inquiète aussi, car toutes ces données qui alimentent « l’ogre du big data », sont avant tout des informations humaines, personnelles ou collectives. De plus en plus d’utilisateurs d’Internet rechignent à fournir des informations personnelles sur Internet et les organisations publiques et privées prennent conscience de leurs vulnérabilités. A l’heure où les cyber-menaces font trembler les Etats et où la criminalité prospère librement dans les bas-fonds du darknet, il est loin le rêve des créateurs d’Internet, qui imaginaient un « réseau des réseaux » reliant les humains à travers le monde par un accès neutre et transparent à l’information.

Instances internationales et nationales planchent depuis plusieurs années sur la question de la cybergouvernance : qui doit piloter ? Comment l’espace numérique peut-il devenir éthique ? Est-ce possible ? Pendant ce temps, les géants américains du numérique s’emparent de la question.

En septembre 2016, Google, IBM, Microsoft, Amazon et Facebook ont signé un « Partenariat sur l’IA au bénéfice des personnes et de la société ». Fin 2017, l’Internet Society, association américaine (créée en 1992 par les pionniers du Net), a émis un rapport intitulé « Les voies vers notre avenir digital ». Ce document soulève de nombreuses questions : « Et si les réponses gouvernementales aux challenges d’Internet impactaient les droits humains fondamentaux » ? Et si les algorithmes nous dictaient la façon dont nous devons nous déplacer en ville ? ». Le rapport conclut en affirmant qu’il appartient à tous de dessiner le futur, en prenant dès aujourd’hui les bonnes décisions. Ce disant, ce sont bien les acteurs du privé, géants de la Silicon Valley en particulier, qui font les questions et les réponses. Alors, combien de temps serons-nous encore des « Silicon valets » ?

Bruno Etienne, président de KB

TEMOIGNAGE

La veille met les connaissances en perspective

Témoignage de Maxime Menez

Maxime Menez est en poste depuis deux ans chez Sanofi, le géant pharmaceutique français présent sur tous les continents. Son rôle : identifier puis déployer les outils informatiques nécessaires aux équipes de Competitive Intelligence du groupe. Il nous explique pourquoi il a choisi les solutions de veille KB Crawl.

« Lorsque Sanofi a souhaité remettre à plat ses besoins en matière de veille, il s’agissait de déterminer quel serait le meilleur outil de travail pour les équipes concernées. Nous avons choisi KB Crawl pour des raisons de coût et des raisons techniques, certes, mais surtout pour la qualité du lien que nous pouvions créer entre nos deux sociétés » explique Maxime.

«Dans un premier temps, le paramétrage est très lourd, continue t’il. Mais quand tout est en place, l’outil tourne vraiment très bien. KB Crawl est une entreprise à taille humaine, on y trouve une proximité qui facilite vraiment l’intégration de l’outil et garantit un service personnalisé ».

Maxime Menez a été séduit par la réactivité de ses interlocuteurs et leur capacité à élaborer des développements spécifiques. « Connecté à d’autres briques technologiques, le crawler peut permettre de récupérer des articles et des documents internes au groupe. Tout ce qui est publié sur la plateforme est ensuite stocké sur une unique base de données interne ».

Sanofi a commencé à déployer KB Crawl et KB Platform il  y a un peu plus d’un an, dans trois de ses grandes divisions. Administrateur général du crawler et de la plateforme, Maxime Menez gère les droits d’accès et structure le design des pages. « Je travaille avec un consultant externe, chargé de paramétrer les sources, travailler sur les mots-clés, valider les articles ». Quant aux 450 utilisateurs de la plateforme, ils y reçoivent des alertes et des newsletters ciblées en fonction de leurs thématiques de travail.

« Cette centralisation limite les chaînes de mails internes, c’est un gain de temps et cela donne une bonne visibilité au travail de veille. A terme, l’objectif est d’harmoniser la solution de veille sur l’ensemble du groupe, pour optimiser la performance de competitive intelligence. L’échelon décisionnaire est convaincu car il en comprend tout l’intérêt. Reste à planifier progressivement le changement auprès des services, c’est assez fastidieux. Mais au-delà du gain de temps de recueil et de visibilité des informations, la veille met les connaissances en perspective. Les analystes gagnent en capacité de synthèse, donc en productivité », conclut Maxime Menez.

Cynthia Glock, journaliste d’entreprise

DECRYPTAGE

De l’usage des réseaux sociaux en entreprise
Qu’ils soient professionnels ou non, les réseaux sociaux ont envahi le monde de l’entreprise, pour le meilleur et parfois pour le pire.

Présentés comme un must en matière d’intelligence collaborative en milieu professionnel, aujourd’hui installés dans 58% des entreprises françaises, les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) peinent pourtant à convaincre les salariés, comme le révèle l’étude « Mode collaboratif ou collaboratif à la mode » publiée fin 2017 par l’IGS-RH. Comme leurs cousins privés Facebook, Twitter et consors, ils offrent la possibilité de se créer un profil, de suivre d’autres profils et de se regrouper en communautés thématiques, pour échanger de l’information corporate ou métier, sans lien hiérarchique. Ces sortes d’open-spaces virtuels permettent d’alléger les échanges de mails et d’enrichir les informations échangées, dans une démarche participative transverse. Or l’étude révèle que les utilisateurs restent dubitatifs, méfiants, peu enclins à s’exposer et loyaux à leur hiérarchie.

Paradoxalement, les réseaux sociaux à usage privé s’invitent dans les entreprises, dont certaines mettent en scène leurs salariés, devenus ambassadeurs, pour des besoins de promotion, réputation ou RH. A l’extrême de cette dilution de la vie privée dans le domaine public : des individus dont les tweets maladroits impactent la vie professionnelle au point qu’ils en perdent leur emploi. Alors, réseaux sociaux d’entreprise ou réseaux sociaux en entreprise ? La question ne se posera peut-être bientôt plus : Facebook a annoncé que sa version pro Workplace équipait déjà 30000 organisations à travers le monde. L’invasion de la vie privée se poursuit bien jusque dans la sphère professionnelle.

Cynthia Glock, journaliste d’entreprise

L’ASTUCE DU VEILLEUR

Améliorez vos tags automatiques sur KB Platform

Les requêtes de recherches définies sur les tags permettent de taguer automatiquement les articles. Par défaut, ces requêtes sont recherchées dans le titre, l’en-tête, le texte, les pièces jointes et les sources de chaque article, et les tags sont directement associés aux articles dès que l’une de leurs requêtes est trouvée. Dans le cas de certaines requêtes déclenchant facilement du bruit dans les résultats (c’est le cas généralement des critères géographiques), il est possible de limiter à un ou plusieurs champs précis leur utilisation. Cette restriction se paramètre directement sur la fiche de chaque tag. Il est aussi possible de décider si les articles sont automatiquement tagués ou bien si les tags trouvés ne sont que simplement proposés sur les fiches des articles. Ce choix est paramétrable pour chaque catégorie, directement sur la fiche de chacune d’entre elles.

Pierre Moussard, Ingénieur software chez KB Crawl