Source : developpez.com – 17/07/2017

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Lorsque les moteurs de recherche et les autres bots visitent un site, ils essaient de déterminer de quoi parle le site Web, quelle est son organisation ou la personne qui la possède, quels sont les produits ou services offerts sur ce site et bien d’autres choses. C’est une tâche difficile pour un algorithme d’extraire ces informations à partir du texte et des images créées pour les visiteurs humains. C’est là que les données structurées entrent en jeu. Un certain nombre de formats ont été définis pour intégrer ces informations de manière à ce qu’elles soient facilement exploitables par les bots.

Une enquête sur les formats de données structurées menée par le site W3Techs révèle qu’environ 41,8 % de la totalité des sites utilisent un ou plusieurs des formats suivants : RDFa, méta-tags, JSON-LD, Microdata et Microformats.

Le format RDFa (Resource Description Framework attributes) est de loin le plus populaire. La popularité du format RDFa dérive de l’utilisation massive du protocole Open Graph, un format initialement développé par Facebook et qui est basé sur la norme RDFa. Open Graph permet aux webmasters de contrôler jusqu’à un certain point la façon dont le contenu des pages est intégré et présenté sur le site Web de Facebook et sur celui d’autres réseaux sociaux. Près d’un tiers (33,2 %) des sites Web utilisent Open Graph.

En seconde position, on retrouve les formats basés sur la norme Meta -tag. Ils sont utilisés par environ 17,6 % des sites Web. Les méta-tags en eux-mêmes n’offrent pas beaucoup de structure, mais certains formats les utilisent pour affiner le contenu que les pages Web peuvent présenter. Les cartes Twitter sont les formats basés sur la norme des méta-tags parmi les plus populaires. Ils sont utilisés par environ 16,7 % des sites Web. Ils sont semblables à Open Graph du point de vue des usages qui peuvent en être faits, à la seule différence qu’ils sont spécifiques à Twitter.

JSON-LD est une norme plus générale qui ne cible pas spécifiquement les médias sociaux. Ce format est utilisé par 15,9 % des sites Web. Son utilisation est encouragée par Google, ce qui pourrait expliquer sa popularité, car Google et ses recommandations ont un impact non négligeable sur le comportement et les choix des webmasters.

Les autres formats pris en compte dans l’enquête de W3Thecs sont les microdonnées et microformats. Ils sont moins populaires, vraisemblablement parce qu’ils ne sont pas activement soutenus par l’une des grandes entreprises d’Internet du moment.

Les sites très fréquentés ont tendance à utiliser plus de données structurées. C’est ainsi qu’Open Graph, par exemple, est utilisé par environ 54,8 % des 1000 meilleurs sites. De même, les sites Web qui sont construits avec un système de gestion de contenu sont beaucoup plus susceptibles d’utiliser des données structurées. C’est ainsi que 89,6 % des sites Web qui utilisent le format JSON-LD sont basés sur un CMS, contre seulement 52,2 % de tous les sites pris dans leur ensemble. Il ne sera pas non plus surprenant d’apprendre que les sites qui utilisent d’autres standards modernes du Web comme le HTML5 ou le HTTP/2 sont également beaucoup plus susceptibles d’utiliser des données structurées.

Par ailleurs, il faut noter que les différences régionales influent de manière importante sur les faveurs accordées au choix de tel ou tel format de données structurées. Open Graph est particulièrement populaire au Brésil, en Australie, en Nouvelle-Zélande ainsi qu’en Norvège et en Finlande. Les Cartes de Twitter sont majoritairement utilisées au Royaume-Uni, en Irlande et en Espagne. L’usage de JSON-LD est surtout répandu en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud. L’adoption des données structurées aux États-Unis se situe dans la moyenne, tandis que leur utilisation en Russie, au Japon et en Chine est significativement plus faible.

Christian Olivier, Rédacteur
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