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Quelle valeur la vérité a-t-elle encore à l’aune d’Internet et des réseaux sociaux ? La question vaut la peine d’être posée tant les internautes sont en permanence confrontés à des informations de tous types, des plus fantaisistes aux plus sérieuses, des plus fausses aux plus justes, le tout circulant sur les mêmes canaux, avec la même visibilité. Et c’est bien tout le problème car un internaute non averti peut aisément croire, et bien souvent relayer lui-même, des informations erronées dont les conséquences peuvent parfois s’avérer importantes. La circulation de fake news (terme anglais signifiant fausse information) et de hoax (canular en anglais) sur Internet peut servir des enjeux économiques. C’est le cas des sites racoleurs qui fleurissent et dont l’objectif est de générer des revenus issus des publicités qu’ils hébergent. Les suggestions de liens vers des sites peu connus sur des sites reconnus sont devenues des repères à fausses publicités, explique Slate, décrédibilisant de fait les sites d’information sérieux qui les hébergent. Les fake news peuvent aussi servir des enjeux politiques voire idéologiques. Un rapport du renseignement américain a confirmé début 2017 qu’une campagne de désinformation russe avait consisté, pendant les élections américaines, à décrédibiliser Hilary Clinton. Google et Facebook, face aux critiques essuyées après cette polémique qui les concernent au premier chef, ont pris des mesures pour couper les revenus des faux sites d’information, comme l’explique Le Monde. En France, la campagne présidentielle n’est pas épargnée et Buzzfeed relève que de nombreuses fausses déclarations des candidats ou fausses informations les concernant, ont circulé et circulent encore, à tel point que les géants du web se voient contraints de prendre des mesures, en intégrant par exemple des outils de fact-checking (vérification de faits) à leurs plateformes. Début avril, le site spécialisé Gridam indique aussi que Facebook a annoncé avoir suspendu 30000 faux comptes pour endiguer la propagation de fausses informations pouvant influencer l’opinion publique à quelques jours du premier tour.D’autres initiatives voient le jour pour contrer les trolls et autres robots qui diffusent et tweetent de fausses informations à grande échelle. Des outils de vérification de la fiabilité des informations existent, comme Hoaxbuster et plus récemment Le Décodex, lancé début février par Le Monde. Par ailleurs, à la même période, 37 médias français et étrangers se sont associés pour créer Crosscheck, projet collaboratif créé pour accompagner la campagne présidentielle française, qui décrypte toutes les informations nécessaires sur les fake news au sujet des candidats, afin de permettre aux lecteurs de tirer des conclusions éclairées et de discerner le vrai du faux. L’avenir dira si l’ère dite de « post-vérité » que nous traversons actuellement marque une étape vers la moralisation de l’Internet, ou si, au contraire, elle constitue le début de la dé-crédibilisation inexorable de la grande toile et des contenus qui y circulent.

[/one_full]Copyright Cynthia Glock – 21/04/17 – tous droits réservés